Un certain nombre de constats alarmants ont vu le jour et mettent en avant la limite des ressources naturelles sur Terre (eau, air, matières premières, sol…). Leur exploitation nécessaire au développement de l’Humanité a pour conséquence, leur épuisement, l’appauvrissement de la biodiversité, le réchauffement climatique et divers problèmes de pollution.
Exploitation qui risque de s’accroître car la croissance démographique continue sa progression ; aujourd’hui nous sommes presque 7 milliards, en 2050 nous pourrions être plus de 9 milliards.
Le partage de la richesse mondiale, est très inégal ; une extrême pauvreté persiste au sud. La plus part des sociétés des pays riches et émergents demeurent inégalitaires.
Mais l’histoire humaine est riche d’exemple mettant en avant la créativité des Hommes, leur solidarité et leur endurance à relever les défis politiques, technologiques et citoyens pour un avenir meilleur.
De ces constats est né le concept de développement durable : une autre façon de satisfaire les besoins humains.
Le développement des territoires, destiné à satisfaire les besoins de ceux qui y vivent, doit intégrer en même temps les aspects économiques, environnementaux et sociaux sans les opposer. Cette nouvelle façon de penser doit concevoir aujourd’hui tout en tenant compte de demain. Elle doit également penser le local tout en lui donnant une dimension universelle.
Depuis les années 1970 on assiste à une maturation progressive du concept de développement durable au niveau mondial, européen et national.
1971 :le club de Rome (groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels) publie le rapport « le limites à la croissance » soulignant les dangers écologiques de la croissance économique et démographique et les risques pesant sur la croissance économique.
1972 : premier sommet de la terre (périodicité 10 ans) à Stockholm a placé pour la première fois les questions écologiques au rang de préoccupations internationales. Conférence des Nations Unies sur l’Environnement Humain a donné naissance au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
1987 : publication du rapport Brudtland « notre avenir à tous » par Commission mondiale sur l’environnement et le développement des Nations Unies qui définit pour la première fois le concept de développement durable « un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
1992 : 2e sommet de la terre à Rio de Janério (celui prévu en 1982 n’ayant pas abouti) s’est tenu sous l’égide de l’Organisation des Nations unies cette Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement. Cette déclaration fixe les lignes d’action pour une meilleure gestion de la planète et fait progresser le concept des droits et des responsabilités des pays dans le domaine de l’environnement (lutte mondiale contre les changements climatiques, la protection de la biodiversité biologique et l’élimination des produits toxiques dangereux). Y apparaît également le programme action 21 et les agendas 21 locaux.
1999 : traité d’Amsterdam et apparition de l’expression de développement durable.
1994 : charte d’Aallborg « Les villes ont donc un rôle essentiel à jouer pour faire évoluer les habitudes de vie, de production et de consommation, et les structures environnementales ».
1997 : le protocole de Kyoto est un traité international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
2001 : stratégie de Göterborg déterminant les principes et objectifs de l’Union européenne en matière de développement durable
2003 : stratégie nationale du développement durable dont le but est de donner au développement durable une dimension majeure au sein de la politique gouvernementale et de l’intégrer dans l’ensemble des politiques publiques
2007 : Grenelle de l’environnement, débat national organisé en France via 6 groupes de travail en octobre 2007, visant à prendre des décisions à long terme en matière d’environnement et de développement durable. Ces rencontres ont donné lieu à 2 lois Grenelle I et II.
Du collectif à l’individuel, à chacun sa responsabilité d’acteurs dans un souci de dialogue partagé et d’intérêt général :
- Politique en organisant la vie de la cité
- Economique, associatif en produisant des biens et services
- Citoyen en choisissant ses modes de consommations
- Institution en permettant la mise en œuvre de projets
Pour aller plus loin :
Site de l’ARPE - définition
La documentation française - dossier spécial développement durable