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Vous avez dit biodiversité ?

Le terme biodiversité est une expression désignant la diversité du monde vivant, animal et végétal.
Cette diversité peut s’observer à trois niveaux différents :

  • les milieux présents sur un territoire donné (forêt, landes, rivières, pelouses…) : diversité écosystémique
  • les espèces animales et végétales : diversité spécifique
  • l’information génétique

Une biodiversité remarquable sur le site du Puy de Wolf

Dominant la vallée de sa masse austère, le Puy de Wolf est à première vue peu engageant, sans doute parce que sa végétation y est rase. On lui prête parfois des origines volcaniques ou sidérurgiques. Ni volcan ni ancien terril, le Puy de Wolf est un massif de serpentinite remonté du manteau terrestre il y a quelques millions d’années.

Sur les quelques 134,4 ha de pentes rocailleuses de faibles altitudes et exposées plein sud, on distingue 5 habitats naturels d’intérêts communautaire :

  • Forêts à Chêne tauzin
  • Landes à Genêt purgatif
  • Végétation des affleurements de serpentinite
  • Pelouses sèches
  • Végétation pionnière

Les sols, difficiles pour la flore, abritent des espèces patrimoniales protégées rares, voire unique :

  • la Doradille de Marante
  • le Tabouret de Firmi (endémique)
  • l’Euphorbe de Costes
  • la Marguerite du Midi (endémique)
  • la Véronique en épi
  • la Lunetière de Lamotte

Doradille de MaranteArmeria arenariaGenêt purgatif


Les activités humaines dominées par un pastoralisme léger ont permis de maintenir l’équilibre entre les différents habitats. Les encourager tout en sensibilisant sur la singularité du site, c’est tout l’enjeu de Natura 2000. Le site du Puy de Wolf est intégré depuis 2004 dans ce réseau. La Communauté des Communes en assure la maîtrise d’ouvrage et l’animation est déléguée au CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement).


Pour découvrir plus en détail, la singularité et la beauté de ce site, une exposition vous attend au centre culturel de la serpentine de Firmi aux heures d’ouverture de la médiathèque.


Télécharger l’exposition sur le Puy de Wolf :
Expo - 1 - Un patrimoine insolite à découvrir
Expo - 2 - Une roche verte sombre : la serpentinite
Expo - 3 - Quand la flore devient un patrimoine à protéger
Expo - 4 - Une mosaique d’habitats naturels
Expo - 5 - Activités humaines et préservation du site


Pour en savoir plus

Cette biodiversité a largement contribué au développement des sociétés humaines :

  • dans le domaine médical : de nombreux principes actifs de médicaments ont été mis au point à partir de molécules naturelles. L’acide acétylsalicylique, dont l’aspirine, issue de l’écorce du saule
  • en tant que ressource naturelle elle fournit les matières premières pour la nourriture (pêche, chasse, culture), l’habillement, la construction, l’énergie
  • les écosystèmes fournissent des services naturels : purification de l’air et de l’eau,
  • décomposition des déchets et recyclage des nutriments, stabilisation et modération du climat (séquestration du carbone), fertilité du sol par faune et flore, pollinisation , loisirs …
  • au niveau s technologique elle a inspiré de nombreux procédés ou formes (biomimétisme)
  • une valeur éthique puisque la biodiversité est le miroir de nos relations avec les autres espèces vivantes
    A consulter : http://puydewolf.n2000.fr

Une biodiversité ordinaire dans une diversité de milieux

D’un point de vue de la biodiversité écosystémique, il existe aujourd’hui sur le Bassin 13 milieux, répartis sur 5 grands ensembles, landes, milieux forestiers, milieux agricoles, milieux aquatiques et milieux urbains. Ces milieux sont installés sur des sols acides du fait du de la roche mère.


En savoir plus sur les différents milieux :

Les landes

-  Biodiversité : Landes à Callunes Les landes sèches à callunes, 3 % du territoire, elles sont situées sur sol issu d’une roche mère de type métamorphique (à préciser).
La principale espèce est la Callune, plante recouvrante qui sécrète des substances toxiques limitant le développement d’autres espèces végétales

Intérêts du milieu

  • présence d’espèces animales remarquables et/ou protégées (Engoulevent d’Europe, Oedipode Grenadine, Couleuvre verte et jaune, Moiré des fétuques…)
  • couverture du sol et lutte contre l’érosion
  • interface lande/forêt intéressant au niveau écologique et biodiversité.
  • ouverture du paysage dans des secteurs encaissés.

- Les landes à fougères aigle, 0.5 % du territoire, sont dominées par la fougère aigle.
Intérêts du milieu

  • étape de recolonisation du sol avant d’une végétation ligneuse
  • ouverture du paysage dans des secteurs encaissés

Les milieux forestiers

Ils occupent plus du tiers du territoire et sont en progression mais ils présentent néanmoins un diversité de faciès.

-  Biodiversité : Châtaigneraie Les châtaigneraies, 9.4 % du territoire, sont localisées sur les versants exposés au nord la plupart du temps et sur sol acide. Elles sont dominées par le châtaignier très souvent accompagné du chêne pédonculé, du bouleau et du tremble. Le sous bois est composée de noisetiers, de cornouillers sanguins et de genêts, de fougère aigle, de lierre rampant, de ronce, de canche flexueuse, de germandrée des bois…

Intérêts du milieu

  • réservoir de biodiversité en particulier au niveau des oiseaux, des chiroptères et des insectes
  • présence de bois mort et des nombreuses cavités des châtaigniers offrant autant de micro habitats

-  Biodiversité : Bois de chênes pédonculés Les chênaies acidiphiles dominés par le chêne pédonculé, occupent 6.5 % du territoire sur sol acide. Typiques sous nos latitudes, elles sont souvent accompagnées du bouleau, du tremble et du frêne. Le sous bois est semblable à celle de la châtaigneraie mais on y trouve également du chèvrefeuilles, du millepertuis élégant, la de la pulmonaire, et de la houlque molle.
Sur certaines parties du territoire on a d’ailleurs un boisement mixte châtaigneraie et chênaies.

Intérêts du milieu

  • stabilisation des sols.
  • réservoir de biodiversité ordinaire
  • continuité écologique entre les habitats forestiers

-  Biodiversité : Bois de chênes pubescents Les chênaies à chênes pubescents, occupent 5,6 % du territoire sur des sols siliceux acides, secs des versants sud. Elles se développent préférentiellement sur des sols calcaires et mais leur présence sur le Bassin est liée à l’influence méditerranéenne. Le chêne pubescent se distingue des autres chênes par les nervures duveteuses du dessous de sa feuille.
Parmi les autres espèces présentes dans ces bois, on trouve l’alisier torminal, le troène le genêt à balais, l’aubépine, le prunelier, le genêt à balais la germandrée des bois, la fougère aigle, la callune ou encore le chèvrefeuille des bois…

Intérêts du milieu

  • Identique aux chênaies acidiphiles ci-dessus avec un intérêt particulier pour les espèces liées à ce type d’habitat.

Les bois de bouleaux et de trembles occupent 4 % du territoire. Le bouleau et le tremble sont deux essences pionnières, à croissance rapide et faible longévité qui s’accommodent d’une grande variété de sols. Le sous bois est dominée par la fougère aigle, la ronce, le lierre grimpant.

Intérêts du milieu

  • étape obligatoire de reconstitution d’une forêt mature après dégradation

-  Robinier La forêt de Robinier faux Acacias de la Vaysse et du Bois noir occupe 2.9% du territoire sur d’anciens terrains miniers (forêt de la Vaysse et du bois noir). Ce boisement comporte également d’autres essences arbres (sapin Douglas, chênes pédonculés, bouleaux, châtaigniers) ainsi que tout un cortège d’espèces végétales (73 recensées) qui font l’intérêt de ce site « nature » sur le Bassin. Cette forêt est la propriété de la Communauté de communes.

Intérêts du milieu

  • espace de détente et de loisir
  • réservoir potentiel de biodiversité pour la faune
  • ressource naturelle bois d’ouvre local

Les milieux de culture et de prairies

Ces milieux résultent de la gestion humaine. On y distingue deux catégories différentes, les prairies de fauches sur les anciennes découvertes et les prairies pâturées et/ou fauchées agricoles essentiellement.

-  Prairie de fauche sur ancienne découverte Les prairies de fauche sur les anciennes découvertes sont issues de la réhabilitation de ces sites. Les talus et les terrasses des découvertes de Lassalle, de la Buissonie et de Cerles ont été semés de graminées afin de faciliter leur végétalisation. Aujourd’hui ces milieux ont tendance à se refermer par la colonisation des genêts, des bouleaux et de peupliers si aucune fauche n’est réalisée pour maintenir leur ouverture. Propriété de la Communauté de communes, elle en assure l’entretien.

Intérêts de ces milieux

  • lutte contre l’érosion des pentes
  • reconstitution des sols
  • réservoir de biodiversité d’insectes et d’oiseaux

-  Prairie de fauche ou de patûre Les prairies pâturées et/ou fauchées agricoles majoritaires localisées sur la commune de Firmi ont la particularité d’être associée à un système bocager important. L’interpénétration des haies et des cultures est une véritable source de biodiversité. L’ossature de ce bocage est constitué de haies, de bosquets, d’arbres isolés ou encore de ripisylves.

Intérêts de ces milieux bocagers

  • ressource alimentaire via les essences fructifères
  • abris et refuges permettant la reproduction
  • corridors écologiques linéaires

Les milieux aquatiques

On distingue :
-  Eaux stagnantes Les eaux stagnantes constituées de mares, naturelles et artificielles, de bassin d’orage, d’abreuvoir

Intérêts du milieu :

  • réservoir de biodiversité pour de nombreux amphibiens dont certains protégés
  • support favorable au développement de roselière (joncs), réservoir d’une faune spécifique : oiseaux, amphibiens et insectes

- Les eaux courantes représentées par les 4 rivières : le Riou mort, l’Enne, le Banel et l’aval du Riou Viou.

Eaux courantes Aujourd’hui l’amélioration de la qualité de l’eau est en nette amélioration depuis 5 ans suite à différents programmes en lien le traitement des eaux usées, l’entretien des berges et des ripisylves (forêt riveraine d’un cours d’eau, correspondant à un corridor très large comme à un liseré étroit et se composant d’essences variées à bois tendres (saules, aulnes, peupliers...) et à bois durs (frênes, érables, chênes...)).
Ces cours d’eau accueillent à nouveau des poissons : vairons, goujons, chevaines, perche, gardons, barbeaux, ablettes.

Intérêts des cours et des ripisylve :

  • amélioration de la qualité des eaux
  • diversification des habitats aquatiques et rôle de corridor biologique
  • stabilisation du lit et protection contre les crues
  • potentialités paysagères et récréatives

Les milieux urbains

Ils abritent une biodiversité urbaine spontanée au niveau des, trottoirs et caniveaux, toitures, murs et digues, berges et lits des canaux et rivières, talus de voies ferrées, talus de routes et de périphériques, friches immobilières et industrielles, jardins particuliers…
Le tissu urbain, majoritairement concentré dans les vallées, est diffus et largement composé de maisons individuelles avec jardins, espaces verts et de friches industrielles, offrant ainsi des espaces variés pour l’installation de cette biodiversité urbaine.
Sa préservation passe d’abord par une prise de conscience collective puis un ensemble de mesures.

Intérêt du milieu

  • paysager pour le cadre de vie
  • absorption des eaux de ruissellements
  • fixation des polluants atmosphériques
  • diminution des températures estivales
  • réservoir d’une biodiversité animale et végétale spécifique (variété horticoles anciennes)
  • continuité avec les autres milieux
  • lieux d’observations de la vie sauvage en ville

La faune présente

Elle n’a pas encore été recensée de façon exhaustive, néanmoins diverses espèces protégées ont été vues ou détectés : le Pélodyte ponctué, le Crapaud accoucheur, le Crapaud commun, le Triton palmé, la Couleuvre verte et jaune, la Vipère aspic, l’Alouette lulu, l’Engoulevent d’Europe…
Cette faune est également spécifique de chacun des milieux présentés ci-dessus. Tout comme les espèces végétales, elle contribue à leur fonctionnement et à leur équilibre.

Une biodiversité dérangeante

Toutes les espèces n’ont pas forcément un rôle très positif dès lors qu’elles ont été introduites dans un milieu qui n’est pas le leur. Elles peuvent devenir un véritable facteur de destruction de la biodiversité locale en rentrant férocement en concurrence avec les espèces présentes. Elles sont répertoriées en tant que plantes invasives.


Il en existe 6 répertoriées sur le Bassin :

  • le Buddleia de David ou arbre aux papillons, arbuste originaire de Chine
  • le Robinier faux-accacia originaire d’Amérique du Nord
  • la Renouée du Japon plante herbacée vivace originaire de Chine
  • le raisin d’Amérique plante herbacée annuelle originaire d’Amérique du nord
  • le ragondin mammifère originaire d’Amérique du Sud
  • l’écrevisse américaine crustacée originaire d’Amérique du nord


Le contrôle de ces espèces afin d’éviter leur propagation et leur installation sur le territoire représente donc un enjeu important. La plus préoccupante sur le Bassin est la Renouée du Japon.

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