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Parc intercommunal

Le domaine privé d’un bien intercommunal mis à disposition du public

Parc intercommunal Depuis 2008, la Communauté de communes du Bassin de Decazeville Aubin est propriétaire de terrains, rachetés à charbonnage de France. Ces 565 hectares sont gérés par les services de l’intercommunalité, d’où le nom de « parc intercommunal » utilisé localement mais qui ne renvoie aucunement à un site protégé juridiquement ou à un espace décoratif jardiné. Elle possède des infrastructures telles que le centre équestre et le cynodrome mais ne les exploite pas. Cependant, en tant que propriétaire, elle est libre d’y développer les projets qu’elle souhaite conformément à la jurisprudence correspondante.


La volonté politique depuis l’acquisition de ce site est d’en faire un espace d’accueil des publics, en particulier pour les activités de loisirs ou sportives liées à la randonnée, l’équitation et le vélo tout terrain.

L’empreinte de l’histoire minière dans un écrin de verdure

Découverte de la Buyssonie Les éléments patrimoniaux de l’épopée minière se dévoilent aujourd’hui à travers une nature apaisée. Il n’en a pas été toujours ainsi. Dès le milieu du XIX siècle, les collines qui abritaient des espaces agricoles, des vignes et des châtaigneraies, deviennent le siège d’une exploitation charbonnière intensive par des compagnies privées. Des millions de mètres cubes de terre vont alors être déplacés avec la création de mines à ciel ouvert, les « découvertes » (photo d’une ancienne découverte). Elles vont se succéder pendant plus d’un siècle. Certaines ont eu une durée de vie éphémère, d’autres ont imprégné le site pendant plusieurs décennies.


C’est donc sur un relief totalement bouleversé, un sol pauvre constitué de mélange de « stériles » et de reste de charbon que la nature commence à reprendre ses droits à partir de 1960, date du déclin progressif de l’exploitation minière du Bassin.


Charbonnages de France, exploitant depuis la 2e guerre mondiale s’engage alors à réhabiliter les sites abandonnés en stabilisant et végétalisant les terrains. La plus emblématique des découvertes, celle de Lassale a cessé son activité en 2001. Depuis la nature reprend doucement ces droits…

Une mosaïque de milieux dans un site métamorphosé par la main de l’Homme

Milieux prairiaux - La Martinie Milieux boisés - La Vaysse Milieux humides - Eaux vertes








L’exploitation minière nous a légué un site totalement remanié au niveau de la topographie. L’arrêt des activités minières a permis à la biodiversité de se réinstaller après plus d’un siècle d’absence. Les milieux naturels sont en pleine dynamique de recolonisation. On trouve :


  • des milieux prairiaux
    Installés sur d’anciennes découvertes ou friches minières, elles ont été plantées avec la réhabilitation des sites par charbonnage de France ou ont recolonisé naturellement l’espace. Ces formations ouvertes sont attractives pour la faune (oiseaux, orthoptères, papillons…).
  • des milieux boisés
    D’origines différentes, certains peuplements se sont installés par recolonisation des plus anciennes découvertes et sont dominés par la présence de Robinier faux acacia. Les peuplements de résineux (Cèdre de l’Atlas, Douglas, Pin Laricio et Sylvestre) ainsi que certains feuillus (peuplier, aulnes à feuille en cœur, chêne rouge) ont été plantés. La châtaigneraie installée sur des zones exemptes d’exploitation est très ancienne. La présence de nombreux fourrés, avec ronces et genêts, et de bouleaux est caractéristique des formations pré-forestières.
  • des milieux humides
    De taille variable, ils vont du lac, aux mares temporaires en passant par les étangs. Ils doivent leur présence à l’activité minière et ils constituent là encore des zones d’accueil pour les insectes, batraciens et oiseaux liés à ces milieux et sont répartis sur l’ensemble du site.

Les zones de friches viennent s’insérer dans cette mosaïque de milieu. Elles correspondent à des zones interstitielles avec des sols très perturbés et colonisés par des plantes pionnières de pelouses ; où si elles sont plus anciennes, par des boisements comme l’ancien terril, reconnaissable au loin par sa forme conique.

La forêt intercommunale du Bassin, une forêt multifonctionnelle

Au cœur de la Communauté de commune

Fleurs de Robinier La forêt intercommunale du bassin minier est répartie sur quatre communes : Aubin, Cransac, Decazeville, Firmi. C’est une forêt d’origine récente, installée sur des terrains exploités par charbonnages de France. Les sols entièrement bouleversés, sont déstructurés et ont une activité biologique réduite. Les peuplements sont majoritairement issus de recolonisation naturelle ou de reconstitution artificielle.


La forêt est composée à 88% de feuillus et à 12% de résineux. La plus jeune partie de la forêt se situe au niveau de l’ancienne découverte de Cerles puisque cette dernière a fait l’objet d’un projet de reboisement en 2009.


La majorité de l’espace boisé est soumise au régime forestier (327 ha) et l’ONF accompagne leur sylviculture. Le nouveau plan de l’aménagement de l’ONF a été rédigé pour une période de 20 ans à partir de 2015. Ce document prévu par le code forestier prévoit une gestion à long terme de la gestion forestière à partir d’une analyse du milieu naturel, des enjeux et des besoins.

Les enjeux pour la forêt intercommunale du Bassin

  • Sociaux : accueil du public et multi activités de plein air à partir d’itinéraires de randonnées et de découverte grâce à la pose de signalétique appropriée et d’équipements structurant
  • Environnementaux : amélioration de la qualité des sols en particulier en garantissant le maintien systématique des rémanents au sol lors des coupes d’exploitation pour faciliter la reconstitution d’une couche humifère / diversification des milieux et des habitats forestiers en particulier en maintenant les îlots de chêne pédonculé / pollinisation des végétaux en particulier via la présence de ruches
  • Economique : développement de la filière bois / valorisation du Robinier

Le robinier ou teck local !

Robinier Originaire d’Amérique du nord, le robinier tire son nom du botaniste français Jean Robinier (1550-1629) qui l’introduisit en France au début du XVIIe siècle. Il doit son qualificatif de faux Acacia à sa ressemblance avec les arbres de cette même famille, dont fait partie le mimosa par exemple. Sa présence sur le Bassin (111 ha environ) est peut être liée au développement de l’activité minière pour le bois de soutènement des galeries.


La forêt intercommunale du Bassin constitue l’une des plus grandes surface en France pour cette essence qui a la particularité d’être imputrescible et d’une durabilité naturelle qui l’exonère de tout traitement chimique. Son bois convient parfaitement pour des usages extérieurs où il supporte sans problème des conditions d’humidité, fréquentes ou permanentes. Le robinier a donc un avenir tout tracé pour le bois d’œuvre où il trouve de nombreux débouchés (parquet, bois de terrasse, pavé, bardage, mobilier extérieur…) en plus d’un usage plus traditionnel pour les piquets de vignes.

Randonnées et balades dans un site singulier

Vaysse et bois noir Avec sa mosaïque de milieux et ses éléments patrimoniaux nés de l’épopée minière, le parc intercommunal offre aujourd’hui un lieu tout à fait singulier de randonnées sur le département de l’Aveyron, voire en Midi Pyrénées. Depuis 2012, une réflexion a été engagée avec tous les usagers et gestionnaires du site afin de réfléchir à la possibilité de création d’activités de plein air. La randonnée a rapidement pris le pas car déjà largement pratiquée par les uns et les autres.


Avec les trois associations de randonneurs du Bassin, les Godillots, les randonneurs du Bassin et les randonneurs du Montet, 7 itinéraires ont été proposées, réalisables à pied, à VTT ou à cheval.

Un topoguide est en vente dans les Offices de tourisme.


Dernière minute : une nouvelle édition est en cours de réalisation

A vous de choisir

- A - Les découvertes : idéal pour découvrir la globalité du site (patrimoine naturel et historique)
- B - Petit tour de la Vaysse : idéal pour une balade dans une ambiance forestière
- C - Les crêtes de Combes : idéal pour les points de vues (découvertes** et vallée du Banel)
- D - Les surprises de la Vaysse : idéal pour découvrir quelques éléments emblématiques entre forêt et clairière
- E - Le panoramique : idéal pour se plonger dans le gigantisme d’une découverte** transformée en théâtre de verdure
- F - Entre deux vallées : idéal pour une randonnée en forêt
- G - Entre plateaux et découvertes : idéal pour une randonnée pour découvrir les métamorphoses du paysage et les points de vue sur la vallée du Riou mort


*à partir d’une moyenne de 3km/h
**Mine à ciel ouvert

Signalétique

Panneau de signalétique Le balisage qui vous permettra de sillonner ces chemins de randonnées a été conçu par la Communauté de commune. Il est donc propre au site. Sa particularité est également d’être 100 % local conçu avec des robiniers de la forêt.

Recommandations

Vous empruntez ces itinéraires de randonnées sous votre propre responsabilité. En aucun cas la Communauté de Communes propriétaire du site ne pourra être tenue responsable en cas d’accidents et dommage causés à autrui.


Même si vous choisissez des itinéraires de courte durée, munissez-vous de chaussures de marche et d’une tenue adaptée à la météo. Il n’existe pas de point d’eau sur site, pensez à prendre la quantité nécessaire pour toute la durée de votre randonnée.


Merci de remporter vos déchets et de laisser le site propre derrière vous !

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