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Jean François Bernardini ensemence Decazeville de graines de non-violence

mercredi 17 octobre 2018

Jean-François Bernardini , leader du groupe « I Muvrini » et de la fondation Umani a répondu à l’invitation des acteurs locaux du projet « Graines d’humanité » porté par Decazeville Communauté et le centre social CAF, l’IFMAN et le MAN Aveyron. Lundi 15 octobre, il a donné deux conférences sur la non-violence, le matin à destination des grands collégiens et lycées et le soir au grand public.

« La violence n’est pas une fatalité. »
C’est à partir de ces mots que Jean-François Bernardini a donné le ton de ses conférences à l’Espace Yves Roques à Decazeville. A partir de sa propre expérience, il a évoqué, tour à tour la sagesse populaire, les témoignages reçus depuis près d’une dizaine d’années ou encore des figures emblématiques comme Gandhi, Rosa Parks ou encore le mur de Berlin qui tombe sans une goutte de sang. La non-violence, c’est donc pas une fatalité, une preuve de lâcheté ou un manque de courage. C’est au contraire une résistance sans violence marquée par la maîtrise de soi, le contrôle de ses émotions et une autre réponse que la violence, qu’elle soit d’ordre physique, morale ou intellectuelle.

À partir d’exemples, d’arguments et d’histoires vraies, le « Gandhi Corse » a démontré qu’il est toujours possible de régler un problème par le dialogue : « Notre cerveau est le plus puissant ordinateur de la planète et il nous appartient de le programmer. Nous sommes capables du meilleur comme du pire. N’acceptez pas tous les nombreux virus et mensonges qui passent. »
Pour cela, Jean-François Bernardini propose des techniques avec plusieurs préalables tels qu’écouter la souffrance de l’autre, réhabiliter le conflit, se connaître, ne pas être spectateurs, vaincre l’injustice…

Il s’attache à présenter deux peluches, l’une chacal, l’autre girafe. Une référence aux travaux de l’Américain Marshall Rosenberg sur la communication non-violente. « Le chacal exige, critique, hurle, juge. Alors que la girafe écoute et observe sans juger, elle exprime des sentiments sans en rendre l’autre responsable. C’est le langage du cœur tout simplement. La girafe est le mammifère terrestre qui a le plus gros cœur. Si vous parlez girafe, l’harmonie s’installe et vous verrez, c’est contagieux ! »

Si la mise en scène des marionnettes aux côtés de Jean-François Bernardini amuse le public, (les 400 élèves des collèges de Paul Ramadier, Jean Jaurès, Sainte Foy et Lycée la découverte comme les 250 adultes), celui-ci reste conquis par l’idée véhiculée. Une belle rencontre qui donne à réfléchir sur les possibles lendemains de la vie en société. « Un message simple mais qui pourrait être »l’outil du 21e siècle, un pas vers une citoyenneté responsable."

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